Institut de recherche indépendant — Sahel · Lac Tchad · Sahara · Mer Rouge

À propos de l'Institut

Un centre de recherche indépendant qui travaille le pouvoir depuis ses marges, sur quatre blocs régionaux : le Sahel, le bassin du Lac Tchad, le Sahara et la Mer Rouge.

Notre mission

L'Institut en quelques lignes

Fondé en 2026, l'Institut des Marges Sahariennes (IMS) est un think tank indépendant. Ses travaux portent sur les modèles de gouvernance, les mécanismes locaux de résolution des conflits, les dynamiques migratoires, l'intégration des nouvelles technologies, l'avenir des systèmes agro-pastoraux face à la mondialisation, les enjeux environnementaux et climatiques, la sécurité régionale et l'économie politique des ressources, avec une attention particulière portée au nexus climat-paix-sécurité.

Organisme d'intérêt général, l'IMS produit des études stratégiques et des analyses prospectives sur quatre blocs régionaux : le Sahel, le bassin du Lac Tchad, le Sahara et la Mer Rouge. Il informe le public, forme et conseille des acteurs publics et privés, dans les milieux économiques, institutionnels et diplomatiques.

Attaché à l'indépendance intellectuelle et à la rigueur analytique, l'Institut travaille avec le monde universitaire, les centres de recherche stratégique, les décideurs publics et les institutions internationales, pour éclairer, sensibiliser et anticiper les enjeux géopolitiques, économiques, climatiques et environnementaux des marges sahariennes.

L'Institut publie en français et en anglais.

Ce que nous faisons

  • Des études stratégiques et des analyses prospectives sur les quatre blocs régionaux
  • De l'information du public, en accès libre, en français et en anglais
  • De la formation et du conseil pour des acteurs publics et privés
  • Des travaux menés avec les universités et les institutions internationales
Note de synthèse

Qu'appelle-t-on « les marges sahariennes » ?

L'objet que l'Institut s'est donné pour nom. Cette note en pose la définition et les enjeux.

Un espace de transition, pas une frontière

Les marges sahariennes sont les espaces de transition écologique, climatique et socio-spatiale situés à la périphérie du Sahara : au nord, les steppes prédésertiques ; au sud, la bande sahélienne. Ce ne sont pas des lignes de rupture, mais des zones poreuses et mouvantes, traversées par un fort gradient d'aridité. La pluviométrie y est irrégulière, les écosystèmes fragiles, et les paysages alternent steppes, savanes arbustives et oasis.

Des sociétés du mouvement

Le pastoralisme nomade et semi-nomade y domine, aux côtés d'une agriculture de subsistance localisée. Ces espaces ont longtemps vécu de leur position de carrefour commercial, sur les routes transsahariennes, et restent des lieux de brassage culturel. L'urbanisation y est récente et rapide, concentrée autour des points d'eau et des axes routiers. Elle se heurte à l'avancée de la désertification, à un stress hydrique extrême et à la dégradation continue des sols.

Une périphérie devenue épicentre

Éloignées des centres de pouvoir, ces marges cumulent des difficultés de gouvernance, des tensions intercommunautaires, notamment entre agriculteurs et éleveurs, et l'implantation de groupes armés et de réseaux de trafic. Espaces de transit et de périphérie, elles sont devenues l'épicentre de crises sécuritaires complexes : conflits asymétriques impliquant des groupes armés non étatiques, opérations militaires, milices. La raréfaction des ressources agro-pastorales aggrave les conflits intercommunautaires. L'isolement infrastructurel, la pauvreté structurelle et l'accès difficile aux services de base freinent l'intégration économique de ces régions.

Une marginalisation politique

Ces territoires souffrent d'une marginalisation politique vis-à-vis des centres de pouvoir étatiques. La faible présence de l'État y entretient l'instabilité et appelle des réponses en matière de décentralisation, de représentation et d'intégration politique des populations locales.

La richesse du sous-sol comme facteur de conflit

Le sous-sol recèle des ressources extractives stratégiques : or, uranium, pétrole. Cette richesse se retourne souvent contre les territoires qui la portent. L'exploitation formelle profite peu aux communautés locales et nourrit un sentiment d'injustice ; l'exploitation artisanale ou illégale, l'orpaillage en particulier, finance des groupes armés et consolide une économie criminelle transfrontalière.

Objectif 1

Produire des données probantes

Des analyses prospectives comme outils d'aide à la décision : nexus climat-paix-sécurité, orpaillage clandestin, exploitation artisanale de l'antimoine et du diamant et ses répercussions environnementales, mobilité climatique, urbanisation durable, valorisation de l'écosystème naturel.

Objectif 2

Faire travailler ensemble recherche et décision

Définir un cadre pratique de collaboration entre le monde universitaire, les centres de recherche stratégique, les décideurs publics et les institutions internationales, pour éclairer, sensibiliser et anticiper les enjeux climatiques et environnementaux des marges sahariennes.

Zones couvertes

Quatre blocs régionaux, quatorze pays

Un périmètre resserré, choisi pour sa cohérence : ces trois ensembles partagent des circulations d'hommes, d'armes et de ressources qui ignorent les frontières administratives.

Axes de recherche

Sept axes de recherche

Un périmètre thématique large, sur une aire géographique volontairement resserrée.

Régimes politiques & trajectoires de pouvoir

Dispositifs de pouvoir, recompositions clanico-militaires, successions et transitions dans les États de la zone.

Sécurité régionale & acteurs armés

Groupes armés non étatiques, milices, forces étrangères, conflits asymétriques et économies de contrebande dans les zones frontalières.

Économie politique des ressources

Or, uranium, pétrole, orpaillage clandestin, antimoine et diamant : les rapports de pouvoir que ces ressources structurent, et le financement des groupes armés qu'elles alimentent.

Gouvernance des marges & résolution des conflits

Politiques publiques territoriales, décentralisation et représentation politique, mécanismes locaux de résolution des tensions intercommunautaires.

Climat, environnement & systèmes agro-pastoraux

Désertification, stress hydrique, dégradation des sols, avenir du pastoralisme face à la mondialisation, et le nexus climat-paix-sécurité qui les relie.

Migrations, mobilités & urbanisation

Dynamiques migratoires, mobilité climatique, déplacements forcés, et l'urbanisation rapide autour des points d'eau et des axes routiers.

Études stratégiques, technologies & anticipation

Veille, scénarios de rupture et intégration des nouvelles technologies, à l'usage des bailleurs, des diplomaties et des entreprises exposées à la zone.

Notre méthode

Comment nous travaillons

Nos notes croisent trois matériaux. Aucun ne suffit seul, et nous indiquons toujours d'où vient ce que nous avançons.

01

Réseau de terrain

Des interlocuteurs installés dans la zone : administrateurs locaux, commerçants, éleveurs, journalistes, anciens combattants. Ce sont eux qui signalent un mouvement avant qu'il ne devienne un communiqué.

02

Sources ouvertes (OSINT)

Imagerie satellitaire, bases de données de conflits, registres douaniers et miniers, rapports des panels d'experts de l'ONU, données humanitaires du HCR, d'OCHA et de l'IPC.

03

Littérature académique

Travaux d'anthropologie politique, d'histoire des espaces sahariens et de sociologie de l'État, pour éviter de lire chaque crise comme un événement sans passé.

Règles de publication
  • Une information de terrain non recoupée n'est jamais publiée comme un fait.
  • Les chiffres sont attribués à leur source, avec sa date, et non repris comme des vérités générales.
  • Le degré de confiance est indiqué quand il est faible.
  • Les erreurs sont corrigées sur la page elle-même, avec mention de la correction.
  • L'identité des interlocuteurs de terrain reste protégée.
Indépendance

Ce qui garantit notre liberté d'analyse

Un institut qui écrit sur des régimes autoritaires, des économies de guerre et des ingérences étrangères ne peut pas se permettre d'ambiguïté sur son financement. Nous appliquons trois règles simples.

Aucun gouvernement de la zone couverte, aucun parti politique et aucun acteur armé ne finance l'Institut, directement ou par intermédiaire. Un mandat privé donne droit à une analyse, jamais à une conclusion : le commanditaire d'une note confidentielle n'en modifie ni le contenu ni les recommandations. Les publications de la collection publique restent à la main de l'Institut, quelles que soient les relations commerciales par ailleurs.

Nos sources de financement reposent sur les abonnements institutionnels, les subventions de recherche et les prestations de conseil. Elles sont détaillées sur la page Soutien.

Formats éditoriaux

Quatre formats, deux collections

Les Cahiers du Tibesti rassemblent la production en accès libre. Les Notes du Darfour regroupent les travaux confidentiels réalisés pour des commanditaires institutionnels.

Note de synthèse

2 pages · à la demande

Le condensé décisionnel d'un dossier : constat, chiffres de référence, options d'action. Format pensé pour être lu en cinq minutes avant une réunion.

Lire « Les marges sahariennes » →

Note de conjoncture

4-6 pages · bimensuel

L'analyse d'une séquence en cours, publiée pendant qu'elle est encore utile pour agir.

Rapport

30-80 pages · deux par an

L'enquête de fond sur un dossier structurant, avec données originales et cartographie.

Working Paper

Production académique

Le travail conceptuel, soumis à discussion avant publication en revue.

Cahiers du Tibesti

Collection publique

Notes de synthèse, notes de conjoncture, rapports et working papers en accès libre, publiés sur ce site.

Notes du Darfour

Collection confidentielle

Travaux produits pour les abonnés institutionnels et les mandats sur mesure, non publiés sur le site.

Gouvernance

Équipe & conseil scientifique

Direction de l'Institut

La direction de l'Institut assure la conduite des travaux de recherche et la direction éditoriale des deux collections. Les publications paraissent sous la signature de l'Institut.

ims.advisory@afripolitique.com

Le conseil scientifique est en cours de constitution. Il réunira 5 à 8 personnalités qualifiées, chacune rattachée à une zone du périmètre, chargées de relire les rapports avant publication.

Chercheurs travaillant sur ces terrains : les candidatures au conseil scientifique et les propositions de working papers sont bienvenues à ims.advisory@afripolitique.com.

Partenaires

Partenariats institutionnels

Le réseau de partenaires de l'Institut, universités, centres de recherche et organisations, est en cours de constitution. Cette page sera mise à jour au fil des partenariats conclus.

Structure juridique

Une architecture hybride association / société

Cette séparation est volontaire : elle évite que la recherche publiée dépende du carnet de commandes.

Institut des Marges Sahariennes

Association loi 1901

Porte la marque, le site, les publications en accès libre et les subventions de recherche. C'est la structure intellectuelle et académique de l'Institut.

IMS Advisory

SASU — structure adossée, à venir

Facture les prestations privées : notes confidentielles, briefings et missions sur mesure. C'est la structure de conseil de l'Institut.

Détails sur la page Mentions légales.

Travailler avec l'Institut

Une question précise sur la zone ?

Abonnement institutionnel, briefing sur mesure, note confidentielle ou partenariat académique : écrivez-nous en décrivant votre besoin.

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